lundi 22 juin 2009

Boichot Jean Baptiste

L'agitateur de Villiers sur Suize

Jean Baptiste BOICHOT

" On peut dans les prisons, enchaîner l’innocence,

mais l’homme généreux, armé de sa constance,

sous le poids de ses fers, n’est jamais abattu :

s’ils pèsent sur le crime, ils parent la vertu "

Né le 20 août 1820 à Villiers-sur-Suize, il est issu d'une famille de manouvriers. Jean Baptiste Boichot quitte son village à l'âge de 15 ans pour travailler au théâtre du Gymnase à Paris. Le 2 mars 1839, il s'engage dans le 7ème régiment d'infanterie légère en garnison à Nancy. En 1845 il est promu sergent-major d'une compagnie d'élite.

L'année 1848 marque un tournant décisif pour la place des armées au sein de la nation. Appelée pour réprimer les mouvements révolutionnaires du mois de juin, l'armée cristallise contre elle les rancœurs et les haines de ceux qui aspirent à un bouleversement de l'ordre établi. Ainsi va se développer dans une partie de la population un mouvement antimilitariste qui ira croissant sous le second empire.

Pour sa part, l'armée vit douloureusement la chute de la monarchie de juillet et subit même les effets d'une épuration menée par le gouvernement provisoire. Cette période, malgré sa brièveté, constitue une source d'enseignement des plus riches. Par le décret du 5 mars 1848, les militaires se voient reconnaître un droit de vote sans restriction dans le cadre du tout nouveau suffrage universel. La loi électorale du 15 mars 1849 organise le vote au sein des corps de troupe. Reconnus éligibles, les militaires sont privés de leur solde s'ils sont élus, mais les officiers peuvent continuer à bénéficier de l'avancement à l'ancienneté pendant l'exercice de leur mandat.

Les officiers de la garnison de Paris où le régiment de Jean Baptiste Boichot est stationné depuis peu, lui demandent d'être le candidat des Républicains Démocratiques Socialistes de la Seine aux élections législatives du 13 mai 1849. Il était alors inscrit sur le tableau d’avancement pour le grade d’officier mais cette candidature mettra un coup d’arrêt à sa carrière.

C'est en effet lui qui révèle que des insurgés se soulèvent à Rives de Giers en 1849. On tente alors de l'intimider en le mettant aux arrêts. Cette sanction est levée après les élections car Jean Baptiste Boichot a été brillamment élu député par plus de 100.000 voix.

Les élections de mai 1849 mettent ainsi en évidence les inconvénients de l'exercice du suffrage universel. La propagande des différents partis, y compris les plus extrémistes, se répand dans les casernes tandis que des "candidats de l'armée" sont désignés. Le commandement est pris de court par les événements. De simples soldats ou des sous-officiers devancent leurs supérieurs, candidats dans la même circonscription. C’est le cas à Paris où le sergent-major Jean Baptiste Boichot est élu avec 2 000 voix d'avance sur le maréchal Bugeaud et 6 000 sur le général Lamoricière.

Il siège alors en uniforme à l'Assemblée Nationale sur les bancs de la Montagne.

Le 11 juin 1849 Boichot soutient l'intervention de Ledru-Rollin. Ce dernier déclara à l'Assemblée législative au nom de la " Montagne ", et à propos des évènements de Rome, que les républicains sauraient faire respecter la constitution par tous les moyens, y compris par les armes. Il déposa aussitôt une proposition de loi demandant la mise en accusation de Louis-Napoléon Bonaparte et de ses ministres.

On ne les écouta pas. Le 13 juin 1849, Boichot signe le Manifeste du Peuple et l'Appel aux Armes. En organisant une manifestation, les républicains espèrent entraîner le peuple et la garde nationale. Quelques barricades furent élevées. Dans l'insurrection, Jean Baptiste Boichot joue un rôle important, notamment au Palais Royal et au Conservatoire des Arts et Métiers, mais la manifestation est rapidement dispersée par les troupes. Il ne doit son salut qu’à une porte dérobée menant sur les jardins du Conservatoire. Paris fut à nouveau déclarée en état de siège, la garde nationale fut épurée. On arrêta trente-quatre députés de la " Montagne ". Les troubles du 13 juin 1849, sévèrement réprimés par la force, démontrent toutefois que le principe d'obéissance développé au cours de la période précédente n'a pas disparu. La reprise en main de la troupe et le durcissement de la discipline, conjugués à la volonté de poursuivre toute propagande politique au sein de l'institution militaire, conjurent le risque d'insubordination de l'armée à l'égard du pouvoir civil et de remise en cause de l'ordre social.

Accusé avec Ledru-Rollin, Pyat et Rattier, Jean Baptiste Boichot réussit à s'enfuir et se réfugie à Bruxelles chez un disciple de Buonarroti, puis à Londres et pour finir à Lausanne. Il est poursuivi devant la Haute Cour de Justice sous les chefs d'inculpations suivants "Participation à la manifestation du 13 juin 1849 et rédaction d'une lettre a ses camarades du 7ème régiment léger d'infanterie, publiée dans "La Vraie République". Il est alors condamné à la déportation par contumace.

Il publie depuis la Suisse deux adresses "Aux Démocrates Socialistes du Département de la Seine" et "Aux Electeurs de l'Armée". En février 1851 Boichot est signalé, par le procureur de Besançon, comme un des plus actifs parmi les réfugiés français. Il participe à un ouvrage intitulé : "L'Almanach de l'Exilé" publié à Paris mais diffusé principalement dans les départements de l'est de la France.

Depuis qu'il a été élu, avec le soutien du Parti de l'Ordre, "président des français" en 1848 contre Alphonse de Lamartine, Louis-Napoléon Bonaparte est en confrontation politique perpétuelle avec les députés de l'Assemblée Nationale. En 1850, il commence à financer des journaux anti-parlementaires, et forme avec un groupe de 150 députés acquis à sa cause, le "parti de l'Élysée". La constitution établissant la non-rééligibilité du président condamne Louis-Napoléon à quitter le pouvoir en décembre 1852. La première moitié de l'année 1851 est donc passée à proposer des modifications de la constitution afin qu'il soit rééligible, mais l'assemblée refuse en bloc cette réforme le 19 juillet 1851, et supprime même le suffrage universel. Les classes populaires ne se reconnaissent plus dans le régime. Convaincu de la nécessité d'un coup d'état, Louis Napoléon le fixe lui-même pour le 2 décembre, jour anniversaire du sacre de Napoléon en 1804 et de la victoire d'Austerlitz en 1805. Au matin du 2 décembre, les troupes occupent tout les points stratégiques, des Champs-Élysées aux Tuileries. Après avoir fait arrêter les principaux opposants et placé l'armée aux endroits importants de la capitale, Louis-Napoléon édicte six décrets décisifs, fait afficher une "Proclamation au peuple" à destination des français, et une autre à destination de l'armée, qui déclare l'état de siège. Des six décrets, l'un dissout l'assemblée nationale, un autre rétablit le suffrage universel, un troisième déclare qu'une nouvelle constitution est en préparation… Son appel au peuple annonce son intention de restaurer " le système créé par le Premier consul ". Ce coup d'état ne va pas sans agitation. 220 parlementaires votent la déchéance de Louis-Napoléon. Ils sont aussitôt arrêtés. Malgré l'habile contrôle par l'armée de ce fief républicain qu'est la capitale, une insurrection parisienne débute avec à sa tête plusieurs parlementaires républicains, comme Victor Schoelcher ou Victor Hugo. Plus de soixante-dix barricades sont dressées et des insurgés sont abattus. Le 3 décembre, le député Alphonse Baudin est tué alors qu'il tient la barricade du faubourg Saint-Antoine. Dans l'après-midi du 4 décembre 1851, la fusillade des boulevards fait deux cent victimes. Au soir, la révolte populaire est matée, Paris est sous contrôle, les parisiens retournent à leur vie quotidienne. Mais la nouvelle du coup d'état se diffuse encore à travers la France et déclenche d’autres insurrections, cependant l'armée, fidèle au président s'organise pour rétablir la volonté de l'exécutif. Les zones de "résistance" républicaine au coup d'état sont maîtrisées en quelques jours, les opposants sont arrêtés ou doivent s'enfuir, tel Victor Hugo qui part de lui-même à Bruxelles. 26 000 personnes sont arrêtées, 9530 envoyés en Algérie, 250 au bagne de Cayenne.

Pendant ce temps, Jean Baptiste Boichot est en Suisse et ne reste pas inactif avec ses amis proscrits. Ceux de Suisse avaient coutume de se réunir de temps à autre, soit à Genève soit à Lausanne, pour s’entendre et se préparer à agir de concert. Le 2 décembre, comme s’ils avaient deviné ce qui se passait à Paris, ils se trouvaient rassemblés au nombre de trente environ à Bardonnex près de Genève. Ils employèrent la nuit à discuter ce qu’ils feraient dans l’éventualité d’un coup d’état. Un des leurs voulait qu’on tentât en masse une pointe sur Nantua. Jean Baptiste Boichot, considérant la difficulté des passages encombrés de neige ou formidablement gardés, considérant d’ailleurs que des proscrits en aussi petit nombre, sans munitions et sans armes, seraient tout d’abord infailliblement écrasés, proposa d’opérer par groupes qui soulèveraient les populations à eux connues. On pouvait ainsi mettre sur pied plusieurs localités importantes à la fois et former une petite armée avec laquelle on marcherait sur Paris pour aider directement les parisiens ou attirer dehors une partie de la garnison de la capitale. Cet avis prévalut. Boichot arriva à Lausanne le soir du 4, et le lendemain fut rédigée la pièce suivante qu’un imprimeur tira clandestinement à plusieurs milliers d’exemplaires.

AU PEUPLE FRANÇAIS.

" Après deux ans de conspiration et de complicité entre les ennemis du peuple, le plus audacieux d’entre eux vient de consommer contre la République un attentat brutal et perfide.

Tu as compris les desseins criminels qu’un traître veut cacher sous les noms de République, de souveraineté et de suffrage. Tu es debout pour te venger. — L’Europe aussi se lèvera !

Tous les rebelles sont HORS LA LOI ! et il ne reste plus rien des institutions du passé.

Accomplis donc enfin la grande Révolution qui réalisera pour tous les peuples la Liberté, l’Egalité et la Fraternité !

Nous sommes prêts à faire notre devoir comme tu vas faire le tien.

Aux armes ! Vive la République démocratique et sociale !

Signé : Avril, représentant du peuple ; Boichot, représentant du peuple; Beyer, représentant du peuple; Kopp, représentant du peuple; Pflieger, représentant du peuple; Rolland, représentant du peuple; Thoré, rédacteur de la Vraie République. "

Jean Baptiste Boichot qui, outre sa qualité de représentant du peuple, était, sergent-major, fit, de son côté, une chaleureuse libelle à l’armée. On se partagea les exemplaires de ces deux pièces, destinées à être répandues dans les populations aussitôt que les signataires auraient passé la frontière.

Le lendemain, Boichot franchissait le Jura à la Chaux-de-Fonds, pendant que ses alliés prenaient d’autres chemins détournés pour entrer en France. Beaucoup payèrent cette audace de leur vie ou furent arrêtés. Boichot, après une tentative sur Morteau (route de Besançon), était revenu à Bâle que ses amis n’avaient pu dépasser. D’autres y arrivèrent. Un comité fut formé, mais son influence sur le Haut et le Bas-Rhin demeura presque nulle. Le conseil fédéral helvétique, qui jusque là était resté dans une prudente expectative, ne tarda pas à donner tort aux vaincus en les expulsant violemment du territoire de la Confédération.

En février 1852, il rejoint l'Angleterre et fonde à Londres avec Louis Avril, Félix Pyat, Colfavru, Caussidière et d'autres "La Commune Révolutionnaire": société de proscrits qui se revendique de Blanqui et prône des idées communistes. Il signe une "Lettre au Peuple Français" qui est tiré dans un petit format permettant son expédition dans des lettres ou dans des paquets introduits de manière clandestine en France. Car, et il faut le reconnaître, la Commune Révolutionnaire agissait. Elle agissait en France même et y assurait l’introduction de la littérature interdite, fournissant une abondante besogne à la Police chargée de saisir ces publications. Boichot participe à d'autres brochures toujours éditées par la Commune Révolutionnaire: "lettres à l'armée", "lettres au peuple américain", "lettres au peuple russe", "lettres à la bourgeoisie". Il est à nouveau condamné par contumace, le 22 juillet 1853, à 10 ans de prison et de surveillance et à 10.000 francs d'amende pour ses écrits. Il publie également avec Louis Avril un journal intitulé: "L'Exilé".

En 1854, lors de la campagne de Crimée, l’heure d’agir sembla venue. Les nouvelles de la guerre, l’état de l’opinion engagèrent le comité à tenter un soulèvement populaire, mais l’incarcération de 56 ouvriers compromit l’activité de la Fraternité Universelle, filiale ouvrière en France de la Commune. En juin 1854, la Commune Révolutionnaire l'envoie à Paris, pour voir l'état de l'opinion publique et jauger les forces insurrectionnelles. Il passe par la Hollande et la Belgique. Jean Baptiste Boichot est arrêté au cours d'une réunion à Plaisance près de la barrière du Maine, ainsi que des ouvriers et ouvrières qu’il était venu joindre. " A peine arrivé dans la rue, j'aperçus, s'avançant vers moi une troupe d'hommes en blouse qui m'interpellèrent par mon nom, et me dirent qu'ils venaient m'avertir que j'étais découvert par la police, et qu'ils étaient chargés de me mettre à l'abri de ses poursuites chez une personne amie. Je les suivis non sans méfiance. Nous marchions à travers champ, lorsque tout à coup deux des prétendus ouvriers armèrent chacun un pistolet en me déclarant que j'étais leur prisonnier; des agents postés aux environs se précipitèrent sur moi, me saisir par les bras et m'entraînèrent du côté de la barrière. A ce moment, un mouvement se produisit dans la foule qui longeait la chaussée, et Jérôme, l'ex roi de Westphalie, coiffé d'une calotte rouge, apparut à demi couché dans une voiture découverte. Un peu en arrière se trouvait le préfet de Police Piétri qui semblait donner des ordres…" Dès lors Boichot fut conduit à la prison de Mazas. Sa geôle mesure 9 pieds de long sur 4,5 de large et 6 de haut. Elle est garnie d’une " table attachée à la muraille, escabeau en bois, bidon de fer battu et un crachoir. A l’un des angles une chaise percée exhale une odeur suffocante et méphitique, une petite ouverture garnie de barreaux et d’une fenêtre en verre dépoli. Contre le mur opposé une planche sur laquelle étaient enroulés une paillasse un sac et une couverture, servait de rayon. On transmet les aliments à travers un guichet. Un judas permet la surveillance et quatre crampons dans les murs droit et gauche servent à suspendre le hamac. Un cordon communiquant à un timbre placé dans le corridor sert à appeler le gardien ".

Si l’arrestation de Boichot compromit l’entreprise, quelques résultats marquèrent néanmoins les efforts de la Commune dans un tout autre domaine : celui de la fondation d’une organisation révolutionnaire internationale. La police pense que sa mission est liée au complot de Marianne. Bien que condamné par contumace par la Haute Cour dans "L'Affaire du 13 juin 1849", le Gouvernement ayant peur de la publicité le fait déférer en correctionnelle sous le chef d’appartenance à des Sociétés secrètes (L’Homme, 23 août 1854). Le procès de Jean Baptiste Boichot devait intervenir le 24 août 1854. Devant son refus d'assister à l'audience, il est condamné par défaut à 5 ans de prison et à 10.000 francs d'amende ainsi qu'à 10 ans de privation des droits civiques.

Boichot ne se plaint pas particulièrement de ses conditions de détention à Mazas, qui dureront quatre mois. " Interdiction de parler. Une heure de promenade par jour. On fournit des livres au prisonniers ", essentiellement des romans. Le 29 septembre, il est transféré à Sainte Pélagie, puis à Belle-Isle-en-Mer. Il y raconte son quotidien : " le matin de la soupe et de la viande. Le soir des légumes secs. " Leur habillement était constitué de "casquette, gilet, pantalon et jaquette en drap bleu foncé. Souliers l’été et sabots l’hiver. Les détenus peuvent s’habiller à leurs frais ". Au 1er mars 1855, ils sont 280 prisonniers, et on leur permet de suivre des cours donnés par certains des leurs : Français, arithmétique, géographie, langues étrangères, anatomie physiologie, musique vocale et instrumentale, la physique, l’ethnographie. Plus surprenante est la possibilité qui leur est donnée d’apprendre l’histoire, l’astronomie avec Commissaire comme professeur, et l’économie politique sous la conduite de Blanqui. Plus le temps passe, plus les conditions s’adoucissent, Boichot a désormais accès à une bibliothèque de 1200 volumes et ils peuvent faire des ouvrages en paille, des objets d’art, ou des collections de coquillages.

Le 20 novembre 1857, on leur annonce leur départ immédiat pour la Corse. Le 1er décembre, ils sont à bord du Tanger, passent par Gibraltar, et sont emprisonnés à Corte le 8 décembre. Boichot est toujours accompagné de ses amis Commissaire, Blanqui, Delescluze et Gambon. S’ils sont plusieurs par cellule, ils peuvent désormais " acheter du tabac et ½ litre de vin par jour ".

Après avoir passé six ans dans les prisons françaises, Boichot est finalement amnistié et libéré le 9 septembre 1859, comme tous ses compagnons de captivité. Jugeant néanmoins la France peu sûre, il part en Suisse, puis en Angleterre et enfin en Belgique.

Alors Jean Baptiste Boichot était il un anarchiste ?

Certainement pas au début de sa vie puisque l’armée n’est pas vraiment le terreau idéal pour ce type d’idéologie. Par contre, les événements l’y ont emmené. Ainsi on le retrouve à l’avant garde des révolutions, défendant âprement son idéal de vie, et puis lorsque l’avis de tempête est passé, il disparaît cédant la place aux organisateurs de quelque nouveau pouvoir. Les anarchistes sont condamnés à toujours lutter pour les autres, irremplaçable levain de l’histoire, ils sèment mais ne récoltent pas. Tel est leur destin. Sur la quarantaine Jean Baptiste Boichot semble s’être amendé. En 1864, on a prétendu qu’il était colonel dans les armées fédérales des Etats Unis alors qu’il s’était fixé en Belgique, et y avait épousé une jeune anglaise avec laquelle il avait fondé un pensionnat. Il y écrit plusieurs opuscules, notamment en 1870 alors que les évènements pouvaient à nouveau être favorables à ses idées.

En 1889, Boichot dirige toujours une maison d'éducation à Bruxelles avec sa femme quand il meurt.

Didier DESNOUVAUX

Sources :

A.D. Haute Marne, Barotte 137. Boichot, Souvenirs d’un prisonnier d’Etat sous le second Empire. 1867

A.D. Haute Marne, portraits 6 fi 615 à 6 fi 618

A.D. Haute Marne, Baron de l'Horme, extrait du dictionnaire des parlementaires, 2 J 16

Funck-Brentano, La deuxième république et le second empire. Hachette 1929.

Michel Gaudart de Soulages, Dictionnaire des francs-maçons français. 1995.

Rapport fait au nom de la Commission de la Défense Nationale et des forces armées sur le projet de loi (n° 1741) portant statut général des militaires, par M. Guy Teissier, député. Enregistré à la Présidence de l'Assemblée Nationale le 1er décembre 2004.

Rémi Gossez, La proscription et les origines de l'Internationale. Le " Comité international permanent " Réédition de l'article paru dans 1848-Revue des révolutions contemporaines, n° 189, décembre 1951, pp. 97-115

Roman d'Amat, Dictionnaire de biographie française.

Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains. Hachette 1870.

Victor Schoelcher, Histoire des crimes du 2 décembre. Bruxelles, chez les principaux libraires, 1852

Sites internet, encyclopedie-marxiste.com et http://groupugo.div.jussieu.fr

Ouvrages et opuscules écrits par Jean Baptiste Boichot :

Aux Électeurs de l'armée, par Boichot. Paris : impr. de Gerdès. Non daté mais janvier 1850. In-16, 16 p.

Petit traité à l’usage de tous. Bruxelles et Leipzig, Lacroix, Verboeckhoven et Cie 1862. In-12, 274 p.

La Révolution dans l'armée française, élection des sous-officiers en 1849, par Boichot,... Bruxelles : impr. de A. Mertens et fils, 1865. In-12, 212 p.

Souvenirs d'un prisonnier d'État (1854-1859). Paris : H. Oriol. Non daté, mais après 1867. In-16, 323 p.

La Question de demain, esquisse d'une nouvelle organisation politique et sociale, par Boichot,... Bruxelles 1869.

In-12, 92 p.
La Question du moment, lettres adressées aux membres du Gouvernement sur la défense nationale, par Boichot,...

Bruxelles 1870. In-12, 22 p.
Aux démocrates allemands. Paris : impr. de Balitout, Questroy. 1870. In-8, 4 p.
République et patrie. Bruxelles. 1870. In-12, 16 p.

Instruction populaire. Notions sur l'astronomie. Leipzig 1872. In-12, 90 p. 5ème édition.

En novembre 2008 un de ses descendant le Dr Stuart Boichot m'a communiqué les renseignements complémentaires suivants sur la vie de son aïeul:

".... Jean-Baptiste a épousé une dame anglaise – Eliza Hulbert à Londres (28 Juin 1864). Pendant leur mariage ils ont eu au moins, deux enfants – Lucie et Yvonne, nées à Bruxelles. Lucie Boichot s’est mariée avec Arthur De Greef – un pianist et compositeur belgique reputé. Yvonne Boichot - ma grandmère - est allée à Londres en 1905, ou elle est restée toute la vie. Elle a mouru l à Londres en 1961. En 1915 elle a eu un fils (sans mari) – Georges Boichot – mon père. Elle lui a confié a une autre famille belgique qui restaient en Angleterre pendant la premiere guerre du monde. En 1919 Georges Boichot a retourné a Bruxelles avec sa famille adoptée, ou il a habité jusq’a 1940. Donc il est revenu en Angleterre ou il est resté jusqu’a son mort en 1999. Il a épousé ma mère une dame anglaise en 1945.Maintenant, les descendants de l’agitateur de Villiers sur Suize continuent en Angleterre – moi, ma femme, trois enfants et quatre petits enfants."



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